Des traitements pour guérir du Covid comme l’hydroxychloroquine existent? Faux

Des traitements pour guérir du Covid comme l’hydroxychloroquine existent? Faux

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Dans une interview accordée à la Web TV d’extrême-droite TV Libertés, la généticienne Alexandra Henrion-Caude a déclaré ceci : "Il y a des traitements possibles pour la Covid-19. Il y en a maintenant plusieurs. Le duo macrolide (antibiotique Zitromax) – zinc +/- hydroxychloroquine. L’ivermectine et le clofoctol."

Réponse : Faux

"C’est tellement loin de la réalité et tellement faux", assène Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus et Chef de service des maladies infectieuses au CHU Saint-Pierre de Bruxelles, pour qui une telle déclaration "ne nécessite même pas de réponse".

Il est rejoint par Eric Muraille, maître de recherches au FNRS, biologiste et épidémiologiste attaché à l’Université Libre de Bruxelles, pour qui "c'est encore du complotisme à la con". Il développe : "Le traitement de Raoult (hydroxychloroquine et antibiotique) n'a jamais démontré son efficacité." Benoit Muylkens, virologue à l’Université de Namur, confirme : "La plus grande prudence est de mise sur le recours à divers traitements. De nombreux composés ont été testés et abandonnés suite à l’observation de l’absence d’efficacité."

Seule la dexaméthasone a prouvé son efficacité mais ne guérit pas

Pour Eric Muraille, "le seul traitement, à ma connaissance, qui soit efficace est pour les formes sévère. C’est la dexaméthasone, un anti-inflammatoire". Benoit Muylkens développe : "À ce jour, les principaux progrès dans la prise en charge ont été observés par le recours à la dexaméthasone (un corticoïde) et à diverses molécules agissant comme anticoagulants. Ces molécules ont démontré une efficacité partielle, mais aucun traitement ne permet d’endiguer complètement les hospitalisations ou les mortalités associées aux formes graves de la COVID."

D’autant que le variant britannique s’est révélé plus mortel encore. "Deux études récentes convergent dans leur conclusion et montrent qu’au Royaume Uni la diffusion du virus 501-V1 (B.117) entraîne un risque de mortalité accru de 60 à 65 % par rapport aux souches antérieures. Chez les hommes entre 55 et 69, ce risque de mortalité chez les individus infectés est de 0,56 % pour les souches anciennes, et de 0,86 % pour le variant. Entre 70 et 84 ans, on passe d’un risque de 4,7 % à 7,2 %. Au-delà de 85 ans, on passe de 17 à 25 %", ajoute Benoit Muylkens qui conclut : "Ainsi, malgré l’existence de prise en charge par divers traitements, force est de constater que la Covid-19 demeure une maladie mortelle."

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Gaëtan Willemsen

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